Perception des risques et de la sécurité - Résultats du sondage de septembre 1995

QUELQUES RESULTATS SYNTHETIQUES DE L'ENQUETE : LES GRANDS PROBLEMES D'ACTUALITE : Dans la liste proposée des grands problèmes du monde actuel à traiter de fagron urgente, le SIDA et le chômage sont cités par 65% des personnes interrogées devant la faim dans le monde (47%). Le terrorisme international apparaît aussi comme urgent à traiter par plus de trois personnes sur dix, ceci étant sûrement dû au contexte actuel des actes de terrorisme en France. OPINIONS GENERALES SUR LES RISQUES : Une appréciation globalement négative se dégage avec le sentiment d'être de plus en plus exposé aux risques (pour 84% des Français) et de ne pas pouvoir personnellement contrôler ceux qui ont des conséquences sur leur santé (pour 62%). La capacité des experts à évaluer les risques, qu'ils soient chimiques ou nucléaires, est contestée par plus de 40% des individus. Parallèlement, l'affirmation selon laquelle un environnement sans risque est possible en France recueille des avis partagés: 50% n'y croient pas, 24% y croient, les autres 26% disent peut-être. PREOCCUPATIONS ENVIRONNEMENTALES: La hiérarchie des préoccupations environnementales demeure inchangée depuis 1993 avec en tête les déchets radioactifs et la pollution de l'eau. Le niveau de préoccupation vis à vis des marées noires, des déchets industriels, des installations chimiques, des espèces animales et des raffineries de pétrole est en diminution sensible (plus de 10 points). PERCEPTION DU DANGER ET DE LA VERACITE DES INFORMATIONS : Pour presque tous les types de risques, le sentiment de danger pour soi et ses proches, est en légère diminution depuis Janvier 1995.L'évolution la plus forte concerne les déchets radioactifs avec une baisse de 27 points. Cette évolution poursuit la tendance déjà observée entre Mai 1993 et Janvier 1995. Pour les risques étudiés, il n'existe pas de relation simple entre le sentiment de danger pour soi et ses proches et l'appréciation de la véracité des informations diffusées sur les risques. On ressent fortement le danger que représentent les accidents de la route mais l'on a confiance dans les informations diffusées; l'inverse la véracité des informations diffusées sur les déchets radioactifs est mise en cause par une majorité des Français alors que seulement un Français sur quatre se sent menacé.

LES INTERVENANTS DANS LE DOMAINE DE L'INDUSTRIE ET DE L'ENERGIE
NUCLEAIRES :
Le jugement sur la compétence technique reste sensiblement constant et très largement positif à l'égard du CNRS (81%), d'EDF (75%), de l'IPSN (75%) et du CEA (75%). Une légère baisse est enregistrée par les médecins et l'académie des Sciences. La question sur la véracité des informations diffusées reçoit des réponses très sensiblement moins positives, y compris pour les trois sources les mieux appréciées: le CNRS (50%), l'IPSN (44%) et l'académie des Sciences (44%). Les associations de consommateurs et les écologistes sont jugés plus crédibles que compétents.

LE RADON: UN RISQUE MECONNU:
Le radon reste inconnu pour 82% des Français qui n'ont jamais entendu parler de ce risque pour la santé. Chez ceux qui en connaissent l'existence, un tiers seulement se sentent personnellement concernés par le risque. Leur connaissance du risque a été acquise pour une personne sur deux auprès des médias traditionnels que sont la presse et la télévision, et pour une sur huit auprès des écologistes.

SURETE DES CENTRALES NUCLEAIRES DES PAYS DE L'EST:
Le problème de la sûreté des centrales nucléaires dans les pays de l'Est est connu et
d'une forte majorité de Français (78%). Ils en ont été informés par la presse (pour
8 individus sur 10), par la télévision (pour 9 individus sur 10) et par les écologistes (pour 3 individus sur 10). La collaboration avec les pays de l'Est sur l'amélioration de la sûreté de leurs centrales est jugée nécessaire par 62% des Français.

REDEMARRAGE DU SURGENERATEUR SUPERPHENIX DE CREYS
MALVILLE:
43% des personnes interrogées ne sont pas au courant du redémarrage. Une personne sur quatre l'approuve.

REPRISE TEMPORAIRE DES ESSAIS NUCLEAIRES EN POLYNESIE FRANÇAISE :
La décision de reprise est quasiment connue de tous. Une nette majorité (62%) désapprouve cette décision. Parallèlement, les avis sont partagés sur le fait que l'Europe devra disposer d'armes nucléaires pour se défendre : 43% n'en voient pas la nécessité, 18% pensent que c'est possible, 32% jugent que c'est nécessaire.

Domaine : Information des populations

Public concerné : Tout public

Localisation : Infothèque Martigues

Langue : Français

Couleur : Non

Nb Vol, Tomes : 1

Support : Papier

Illustration : Graphiques

Annexes : Oui

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